{"id":80,"date":"2013-05-06T18:01:31","date_gmt":"2013-05-06T16:01:31","guid":{"rendered":"http:\/\/baupin.fr\/michel\/?p=80"},"modified":"2014-08-03T08:50:52","modified_gmt":"2014-08-03T06:50:52","slug":"quelle-conception-de-lentreprise","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/michel.baupin.fr\/?p=80","title":{"rendered":"Quelle conception de l\u2019entreprise ?"},"content":{"rendered":"<p>En multipliant depuis la fin du 19<sup>\u00e8me<\/sup> si\u00e8cle les occasions de son utilisation (Blanche Segrestin et Armand Hatchuel<a title=\"\" href=\"#_ftn1\">[1]<\/a>) \u00e0 la suite des d\u00e9bats qui se d\u00e9velopp\u00e8rent sur la notion de \u00ab\u00a0contrat de travail\u00a0\u00bb, le mot \u00ab\u00a0entreprise\u00a0\u00bb a progressivement impos\u00e9 l\u2019id\u00e9e qu\u2019il existait une organisation nouvelle \u00e9ponyme disposant d\u2019un patrimoine lui permettant d\u2019agir \u00e9conomiquement dans la soci\u00e9t\u00e9 en cr\u00e9ant des richesses et en d\u00e9gageant des r\u00e9sultats. Sous l\u2019influence d\u2019auteurs comme Fayol et Taylor, \u00ab\u00a0l&rsquo;administration\u00a0\u00bb commen\u00e7a \u00e0 \u00eatre pens\u00e9e comme une science et comme une activit\u00e9 distincte du gouvernement de l\u2019entreprise et \u00ab\u00a0l&rsquo;organisation du travail\u00a0\u00bb comme un savoir-faire qui op\u00e9rationnalise le contrat de travail en transformant la relation de travail, jusque-l\u00e0 marchande, en une relation de coop\u00e9ration et de prescription (Hatchuel<a title=\"\" href=\"#_ftn2\">[2]<\/a>). De son c\u00f4t\u00e9, Schmalenbach<a title=\"\" href=\"#_ftn3\">[3]<\/a> va jouer un r\u00f4le important dans ce savoir officiel qui se d\u00e9veloppe sur \u00ab\u00a0l\u2019entreprise\u00a0\u00bb en cr\u00e9ant un nouveau domaine de connaissances appel\u00e9 \u00ab\u00a0\u00e9conomie d\u2019entreprise\u00a0\u00bb et en \u00ab\u00a0dynamisant\u00a0\u00bb la comptabilit\u00e9 par l\u2019introduction de la notion de \u00ab\u00a0continuit\u00e9 de l\u2019exploitation\u00a0\u00bb qui permet de donner corps \u00e0 l\u2019hypoth\u00e8se d\u2019une entreprise form\u00e9e de parties prenantes. Les auteurs am\u00e9ricains Berle et Means<a title=\"\" href=\"#_ftn4\">[4]<\/a> ajoutent leur pierre \u00e0 l\u2019\u00e9difice de la construction de l\u2019entreprise par leur analyse des mutations de la propri\u00e9t\u00e9 priv\u00e9e \u00e0 la suite de l\u2019accroissement de la liquidit\u00e9 des march\u00e9s des capitaux qui les conduit \u00e0 promouvoir une \u00ab\u00a0autonomisation\u00a0\u00bb de l\u2019entreprise par rapport \u00e0 ses actionnaires, celle-ci existant en soi, au del\u00e0 de l\u2019ensemble des relations interindividuelles qui la composent, le pouvoir devant s\u2019exercer au nom de l\u2019entreprise consid\u00e9r\u00e9e comme un collectif. En France, la th\u00e9orie institutionnelle de l\u2019entreprise d\u00e9velopp\u00e9e par Durand et Ripert<a title=\"\" href=\"#_ftn5\">[5]<\/a> consid\u00e8re que l\u2019activit\u00e9 intra-firme repose sur la coop\u00e9ration de ses diff\u00e9rentes parties prenantes et que cette coop\u00e9ration tend vers la recherche d\u2019un objectif commun. Alors que l\u2019entreprise n\u2019existe pas en droit, cette id\u00e9e d\u2019institution \u00e9tait issue des travaux de diff\u00e9rents juristes comme ceux d\u2019Hauriou<a title=\"\" href=\"#_ftn6\">[6]<\/a> cherchant \u00e0 d\u00e9voiler le caract\u00e8re collectif de l\u2019entreprise et pr\u00e9sentant l\u2019institution comme une activit\u00e9 ou une id\u00e9e qui s\u2019autonomise par rapport \u00e0 son cr\u00e9ateur, sa direction \u00e9tant alors soumise \u00e0 la recherche de l\u2019int\u00e9r\u00eat g\u00e9n\u00e9ral et non d\u2019une des parties en particulier.<\/p>\n<p>Alors que le mot \u00ab\u00a0entreprise\u00a0\u00bb d\u00e9signait au d\u00e9part toute sorte de projets mis \u00e0 ex\u00e9cution, les d\u00e9bats sur le contrat de travail fond\u00e9 sur la subordination et sur la gestion par la hi\u00e9rarchie ainsi que les r\u00e9flexions des auteurs cit\u00e9s pr\u00e9c\u00e9demment vont faire appara\u00eetre progressivement une organisation nouvelle \u00e0 laquelle on donnera le nom ancien d\u2019\u00ab\u00a0entreprise\u00a0\u00bb se constituant comme un collectif diff\u00e9rent de celui de la soci\u00e9t\u00e9 juridique qui lui permet pourtant d\u2019exister. Acceptant l\u2019id\u00e9e que le travail salari\u00e9 se fonde sur un paradigme coop\u00e9ratif et non sur une relation commerciale, il est essentiel qu\u2019elle s\u2019autonomise par rapport \u00e0 ses membres ce qui impose de rendre la direction ind\u00e9pendante des propri\u00e9taires du capital pour qu\u2019elle puisse \u0153uvrer \u00e0 la recherche de l\u2019int\u00e9r\u00eat g\u00e9n\u00e9ral.<\/p>\n<p>En r\u00e9action \u00e0 cette approche partenariale consid\u00e9r\u00e9e comme trop \u00ab\u00a0paternaliste\u00a0\u00bb et \u00ab\u00a0communautariste\u00a0\u00bb, Coase<a title=\"\" href=\"#_ftn7\">[7]<\/a> et Williamson<a title=\"\" href=\"#_ftn8\">[8]<\/a> ont cherch\u00e9 \u00e0 identifier la nature de l\u2019entreprise \u00e0 partir de son cadre contractuel qui lui permet d\u2019\u00eatre plus efficace que le march\u00e9 tout en op\u00e9rant les m\u00eames fonctions que lui. Sur cette base et \u00e0 la suite des travaux de Alchian et de Demsetz<a title=\"\" href=\"#_ftn9\">[9]<\/a>, le courant des contractualistes a cherch\u00e9 \u00e0 mod\u00e9liser la mani\u00e8re dont les contrats \u00e9tablissaient des rapports de droit et d\u2019incitation plus ou moins efficaces pour expliquer l\u2019entreprise et la forme qu\u2019elle prend notamment, selon Jensen et Meckling, dans les relations qui se d\u00e9veloppent en son sein de principal \u00e0 agent. De mani\u00e8re assez \u00e9tonnante, cette approche allait trouver une confirmation \u00e9clatante dans le d\u00e9veloppement de la th\u00e9orie financi\u00e8re \u00ab\u00a0moderne\u00a0\u00bb initi\u00e9e par Modigliani et Miller<a title=\"\" href=\"#_ftn10\">[10]<\/a>. En partant du th\u00e9or\u00e8me du capital-valeur formul\u00e9 par Irving Fischer, ils affirm\u00e8rent que, dans un monde sans taxes, exon\u00e9r\u00e9 de co\u00fbts de transaction et sous l&rsquo;hypoth\u00e8se de l&rsquo;efficience des march\u00e9s, la valeur marchande de l&rsquo;actif \u00e9conomique d\u2019une entreprise n&rsquo;est pas affect\u00e9e par le choix d&rsquo;une structure de financement entre capitaux propres et dettes. Cela revenait \u00e0 dire que, par l\u2019acceptation de la notion d\u2019\u00ab\u00a0effet de levier\u00a0\u00bb, le capital poss\u00e9dait un \u00ab\u00a0co\u00fbt\u00a0\u00bb que les dirigeants pouvaient comparer \u00e0 celui de l\u2019endettement afin de choisir la meilleure combinaison possible de ces deux sources de financement.<\/p>\n<p>Plus tard, Merton<a title=\"\" href=\"#_ftn11\">[11]<\/a>, en cherchant \u00e0 compl\u00e9ter la th\u00e9orie du portefeuille de Markowitz<a title=\"\" href=\"#_ftn12\">[12]<\/a> et en reprenant les travaux de Black et de Scholes, publia un article montrant que l\u2019on pouvait obtenir la stabilit\u00e9 d\u2019un portefeuille de titres en combinant, selon la proportion appropri\u00e9e, des op\u00e9rations de vente ou d\u2019achat sur les titres eux-m\u00eames et sur les options qui en sont des produits d\u00e9riv\u00e9s. Or, leur mod\u00e8le \u00e9tait fond\u00e9 sur l&rsquo;hypoth\u00e8se d&rsquo;une action qui ne donne aucun dividende entre le moment de l&rsquo;\u00e9valuation de l&rsquo;option et l&rsquo;\u00e9ch\u00e9ance de celle-ci, ce qui revenait \u00e0 nier l&rsquo;existence d&rsquo;un authentique march\u00e9 du capital et \u00e0 promouvoir comme crit\u00e8re d\u2019une bonne gestion la plus-value sp\u00e9culative sur le cours des titres. Ces mod\u00e8les qui justifiaient le recours \u00e0 l\u2019endettement et \u00e0 la sp\u00e9culation ont amen\u00e9 les dirigeants \u00e0 penser que le capital pr\u00e9sentait un co\u00fbt et, dans le but de faire jouer l\u2019effet de levier, \u00e0 comparer celui-ci \u00e0 celui de l\u2019endettement afin de choisir la meilleure combinaison possible de ces deux sources de financement. Dans ces conditions, l\u2019entreprise devenait une entit\u00e9 ext\u00e9rieure aux propri\u00e9taires et son dirigeant pouvait prendre des d\u00e9cisions d\u2019investissement non-conformes au meilleur int\u00e9r\u00eat des actionnaires parce qu\u2019il n\u2019avait pas \u00e0 \u00ab\u00a0supporter\u00a0\u00bb le co\u00fbt des capitaux investis et parce qu\u2019il ne percevait aucune \u00ab\u00a0r\u00e9mun\u00e9ration\u00a0\u00bb en contrepartie de la valeur cr\u00e9\u00e9e pour eux. Pour \u00e9viter que cela se produise, les syst\u00e8mes de r\u00e9mun\u00e9ration des dirigeants furent align\u00e9s sur les m\u00e9thodes d\u2019affectation des capitaux, ce qui permit d\u2019adapter le fonctionnement de l&rsquo;entreprise sur la cr\u00e9ation de valeur actionnariale.<\/p>\n<p>Ainsi, la conception agentielle de l\u2019entreprise qui est aujourd\u2019hui la vision dominante et qui s\u2019est d\u00e9velopp\u00e9e en opposition \u00e0 la conception faisant de celle-ci une entit\u00e9 en soi dont la conduite devrait \u00eatre soumise \u00e0 la recherche d\u2019un int\u00e9r\u00eat transcendant soulignant sa dimension partenariale, aboutit \u00e0 la concevoir comme \u00e9tant autonome par la reconnaissance de la notion de \u00ab\u00a0co\u00fbt du capital\u00a0\u00bb mais enti\u00e8rement subordonn\u00e9e aux propri\u00e9taires du capital par celle de \u00ab\u00a0valeur actionnariale\u00a0\u00bb qui a \u00e9t\u00e9 popularis\u00e9e par les notions de valeurs ajout\u00e9e \u00e9conomique (EVA) et de valeur ajout\u00e9e de march\u00e9 (MVA).<\/p>\n<p>Face \u00e0 cette \u00e9volution, des auteurs comme Aglietta et Reb\u00e9rioux<a title=\"\" href=\"#_ftn13\">[13]<\/a> estiment qu\u2019en reconnaissant que les contrats sont incomplets, une place est donn\u00e9e au hors contrat dans la coordination et plus la responsabilit\u00e9 des dirigeants s\u2019\u00e9largit dans l\u2019affirmation du collectif. Ainsi, pour limiter le risque d\u2019un mode strictement centr\u00e9 sur les d\u00e9tenteurs du capital social (Williamson), les principes de gouvernance sont d\u2019abord \u00e9tendus \u00e0 une gestion collective du capital physique (Blair et Stout<a title=\"\" href=\"#_ftn14\">[14]<\/a>), pour s\u2019attacher au final \u00e0 la protection de l\u2019int\u00e9grit\u00e9 de la firme r\u00e9duisant par l\u00e0-m\u00eame progressivement la validit\u00e9 d\u2019une analyse contractuelle. Selon ces nouvelles approches partenariales, la valeur actionnariale n\u2019est pas inscrite dans le capitalisme. Le choix de la liquidit\u00e9 par les actionnaires devrait logiquement se payer d\u2019un renoncement au contr\u00f4le de l\u2019entit\u00e9 cr\u00e9atrice de richesses qui doit ainsi \u00eatre consid\u00e9r\u00e9e comme autonome. La responsabilisation du pouvoir des gestionnaires plaide pour une gouvernance distincte de ce que pr\u00f4ne la doctrine de la valeur actionnariale o\u00f9 les dirigeants doivent agir dans l\u2019int\u00e9r\u00eat strict des actionnaires sous contr\u00f4le d\u2019un conseil d\u2019administration exclusivement compos\u00e9 de repr\u00e9sentants des actionnaires. \u00ab\u00a0La dimension partenariale de l\u2019entreprise doit s\u2019affirmer : elle se donne \u00e0 voir comme la r\u00e9union de comp\u00e9tences strat\u00e9giques, cognitives et financi\u00e8res qui assurent le d\u00e9veloppement et la comp\u00e9titivit\u00e9 de l\u2019entit\u00e9 ainsi constitu\u00e9e.\u00a0\u00bb (Aglietta et Reb\u00e9rioux, op. cit\u00e9).<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Ces d\u00e9bats contradictoires pourraient trouver une solution en consid\u00e9rant que l\u2019entreprise est une fiction \u00e9conomique dont l\u2019objet est de cr\u00e9er des biens et des services destin\u00e9s \u00e0 \u00eatre vendus sur un march\u00e9 mais dont le surplus \u00e9conomique \u00e9ventuel d\u00e9gag\u00e9 de cette vente revient \u00e0 la soci\u00e9t\u00e9 qui la porte juridiquement, surplus pouvant faire l\u2019objet d\u2019un partage volontaire ou\/et l\u00e9gal entre les propri\u00e9taires du capital et les salari\u00e9s.<\/p>\n<div><br clear=\"all\" \/><\/p>\n<hr align=\"left\" size=\"1\" width=\"33%\" \/>\n<div>\n<p><a title=\"\" href=\"#_ftnref1\">[1]<\/a> <i>L\u2019Entreprise, une invention moderne en attente de droit<\/i>, Entreprise et histoire, ESKA, 2009,N\u00b0 57, p. 223.<\/p>\n<\/div>\n<div>\n<p><a title=\"\" href=\"#_ftnref2\">[2]<\/a>\u00a0<i>Histoire des r\u00e9volutions de la gestion des entreprises<\/i>, Probl\u00e8mes \u00e9conomiques, mai 2004, n\u00b0 2854.<\/p>\n<\/div>\n<div>\n<p><a title=\"\" href=\"#_ftnref3\">[3]<\/a> <i>Le bilan dynamique<\/i>, 1920, Dunod, Paris \u00e9dition de 1961, p. 36-38.<\/p>\n<\/div>\n<div>\n<p><a title=\"\" href=\"#_ftnref4\">[4]<\/a> The <i>Modem Corporation and Private Property, <\/i>1932, Brace &amp; World, Harcourt. R\u00e9\u00e9dition en 1991, New Brunswick, Transaction Publishers.<\/p>\n<\/div>\n<div>\n<p><a title=\"\" href=\"#_ftnref5\">[5]<\/a> <i>The Modem Corporation and Private Property, <\/i>1932, Brace &amp; World, Harcourt. R\u00e9\u00e9dition en 1991, New Brunswick, Transaction Publishers.<\/p>\n<\/div>\n<div>\n<p><a title=\"\" href=\"#_ftnref6\">[6]<\/a> <i>Le\u00e7ons sur le mouvement social, <\/i>Paris, L. Larose, 1899.<\/p>\n<\/div>\n<div>\n<p><a title=\"\" href=\"#_ftnref7\">[7]<\/a> <i>The nature of the firm<\/i>, 1937, Economica, Paris, Vol 4, p. 386-405.<\/p>\n<\/div>\n<div>\n<p><a title=\"\" href=\"#_ftnref8\">[8]<\/a> <i>Les institutions de l&rsquo;\u00e9conomie, 1994, <\/i>Paris, InterEditions.<\/p>\n<\/div>\n<div>\n<p><a title=\"\" href=\"#_ftnref9\">[9]<\/a> <i>Production, Information costs and economic organization<\/i>, 1972, The American Economic Review, D\u00e9cembre<\/p>\n<\/div>\n<div>\n<p><a title=\"\" href=\"#_ftnref10\">[10]<\/a> <i>The Cost of Capital, Corporation Finance and the Theory of Investment<\/i>, 1958, American Economic Review, juin<\/p>\n<\/div>\n<div>\n<p><a title=\"\" href=\"#_ftnref11\">[11]<\/a> <i>Theory of Rational Option Pricing<\/i>, 1973, Bell Journal of Economics and Management Science, n\u00b0 4.<\/p>\n<\/div>\n<div>\n<p><a title=\"\" href=\"#_ftnref12\">[12]<\/a> <i>Portfolio Selection<\/i>, 1952The Journal of Finance, vol. 7, mars.<\/p>\n<\/div>\n<div>\n<p><a title=\"\" href=\"#_ftnref13\">[13]<\/a> <i>Les d\u00e9rives du capitalisme financier<\/i>, 2004, Albin Michel, Paris.<\/p>\n<\/div>\n<div>\n<p><a title=\"\" href=\"#_ftnref14\">[14]<\/a> <i>A Team Production Theory of Corporate Law<\/i>, 1999, Virginia Law Review, Vol. 85, No. 2.<\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>En multipliant depuis la fin du 19\u00e8me si\u00e8cle les occasions de son utilisation (Blanche Segrestin et Armand Hatchuel[1]) \u00e0 la suite des d\u00e9bats qui se d\u00e9velopp\u00e8rent sur la notion de \u00ab\u00a0contrat de travail\u00a0\u00bb, le mot \u00ab\u00a0entreprise\u00a0\u00bb a progressivement impos\u00e9 l\u2019id\u00e9e &hellip; <a href=\"https:\/\/michel.baupin.fr\/?p=80\">Continuer la lecture <span class=\"meta-nav\">&rarr;<\/span><\/a><\/p>\n","protected":false},"author":2,"featured_media":0,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[1],"tags":[47,46,49,45,48],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/michel.baupin.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/80"}],"collection":[{"href":"https:\/\/michel.baupin.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/michel.baupin.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/michel.baupin.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/michel.baupin.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=80"}],"version-history":[{"count":2,"href":"https:\/\/michel.baupin.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/80\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":91,"href":"https:\/\/michel.baupin.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/80\/revisions\/91"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/michel.baupin.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=80"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/michel.baupin.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=80"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/michel.baupin.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=80"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}