{"id":122,"date":"2016-10-26T08:39:07","date_gmt":"2016-10-26T06:39:07","guid":{"rendered":"http:\/\/baupin.fr\/michel\/?p=122"},"modified":"2016-10-26T08:39:07","modified_gmt":"2016-10-26T06:39:07","slug":"de-nouveaux-fondements-pour-la-comptabilite-au-service-de-la-gouvernance-2","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/michel.baupin.fr\/?p=122","title":{"rendered":"De nouveaux fondements pour la comptabilit\u00e9 au service de la gouvernance"},"content":{"rendered":"<p lang=\"fr-FR\" align=\"JUSTIFY\"><span style=\"color: #000000;\"><span style=\"font-family: Times New Roman,serif;\"><span style=\"font-size: small;\"><b><span style=\"font-size: small;\"><span style=\"text-decoration: underline;\">RESUME<\/span><\/span><\/b><span style=\"font-size: small;\">\u00a0: <\/span><span style=\"font-family: Arial,sans-serif;\"><span style=\"font-size: small;\">d<\/span><\/span><span style=\"font-family: Arial,sans-serif;\"><span style=\"font-size: small;\">ans cette communication, nous tentons d\u2019appr\u00e9cier la pertinence des deux visions de la gouvernance de l\u2019entreprise qui influencent la mani\u00e8re de concevoir la comptabilit\u00e9, la relation entre la comptabilit\u00e9 et la gouvernance \u00e9tant fond\u00e9e sur la recherche par celle-ci de l\u2019efficience organisationnelle. La vision actionnariale r\u00e9pond \u00e0 la th\u00e9orie du \u00ab\u00a0propri\u00e9taire\u00a0\u00bb selon laquelle l\u2019entreprise repr\u00e9sente ses propri\u00e9taires et n\u2019a pas d\u2019autonomie propre, l&rsquo;objet de la comptabilit\u00e9 \u00e9tant d&rsquo;\u00e9tablir des comptes en vue de comparer les valeurs que sont les revenus, les co\u00fbts et leur solde appel\u00e9 \u00ab\u00a0r\u00e9sultat\u00a0\u00bb qui n\u2019a de sens qu\u2019\u00e0 l\u2019\u00e9gard des propri\u00e9taires qui en sont les b\u00e9n\u00e9ficiaires. A l\u2019oppos\u00e9, la vision partenariale r\u00e9pond \u00e0 la th\u00e9orie de l\u2019\u00ab\u00a0entit\u00e9\u00a0\u00bb selon laquelle les comptes sont envisag\u00e9s sous l\u2019angle de la s\u00e9paration de l\u2019entreprise con\u00e7ue comme une entit\u00e9 comptable virtuelle et de ses propri\u00e9taires qui sont alors consid\u00e9r\u00e9s comme de simples cr\u00e9anciers (Gesch\u00e4ftstheorie). Le capital apport\u00e9 doit alors \u00eatre g\u00e9r\u00e9 car il repr\u00e9sente un \u00ab\u00a0co\u00fbt\u00a0\u00bb, notion qui d\u00e9bouche sur une v\u00e9ritable mutation manag\u00e9riale. Aucune de ces deux visions ne r\u00e9soud le probl\u00e8me que constitue le passage d\u2019une valorisation en co\u00fbt de production dans les comptes de stocks de produits finis \u00e0 une valorisation en prix de vente dans ceux des clients, c\u2019est-\u00e0-dire l\u2019\u00e9mergence du profit et, \u00e9ventuellement, d\u2019une rente, l\u2019explication en terme de facult\u00e9 entrepreneuriale ne s\u2019inscrivant en aucune mani\u00e8re dans la logique comptable. Nous proposons la construction d\u2019une utopie de l\u2019enregistrement comptable de l\u2019acte d\u2019\u00e9change qui donne \u00e0 la gouvernance la possibilit\u00e9 de justifier la diff\u00e9rence conceptuelle entre le profit et la rente tout en justifiant le premier par l\u2019acte d\u2019\u00e9change et en utilisant la seconde pour inscrire le fonctionnement de l\u2019entreprise dans une dynamique favorable aux actionnaires et aux salari\u00e9s.<\/span><\/span><\/span><\/span><\/span><\/p>\n<p lang=\"fr-FR\" align=\"LEFT\"><span style=\"color: #000000;\"><span style=\"font-family: Times New Roman,serif;\"><span style=\"font-size: small;\"><i><b><span style=\"font-size: small;\">Mots-cl\u00e9s \u00a0: <\/span><span style=\"font-size: small;\">utopie, gouvernance, profit, rente.<\/span><\/b><\/i><\/span><\/span><\/span><\/p>\n<ol>\n<li value=\"1\">\n<h1 lang=\"\"><span style=\"font-family: Arial,sans-serif;\"><span style=\"font-size: medium;\"><b>Introduction<\/b><\/span><\/span><\/h1>\n<\/li>\n<\/ol>\n<p><span style=\"font-family: Arial,sans-serif;\"><span style=\"font-size: small;\">Selon Charreaux et Wirtz (2006), la gouvernance d\u00e9signe \u00ab\u00a0l\u2019ensemble des m\u00e9canismes qui ont pour effet de d\u00e9limiter les pouvoirs et d\u2019influencer les d\u00e9cisions des dirigeants, autrement dit, qui \u2018gouvernent\u2019 leur conduite et d\u00e9finissent leur espace discr\u00e9tionnaire\u00a0\u00bb. <\/span><\/span><span style=\"font-family: Arial,sans-serif;\"><span style=\"font-size: small;\">C\u2019est <\/span><\/span><span style=\"font-size: small;\"><span style=\"font-family: Arial,sans-serif;\"><span style=\"font-size: small;\">avec l\u2019\u00e9mergence de la th\u00e9orie positive de l&rsquo;agence, dont les pionniers furent Jensen et Meckling (1976)<\/span><\/span><\/span><span style=\"font-family: Arial,sans-serif;\"><span style=\"font-size: small;\">, qu\u2019une explication de la <\/span><\/span><span style=\"font-size: small;\"><span style=\"font-family: Arial,sans-serif;\"><span style=\"font-size: small;\">gouvernance allait commencer \u00e0 se construire. Selon cette th\u00e9orie, <\/span><\/span><\/span><span style=\"font-family: Arial,sans-serif;\"><span style=\"font-size: small;\">en confiant la gestion de son capital au dirigeant (l&rsquo;agent), le propri\u00e9taire (le principal) se trouve souvent face \u00e0 des divergences d&rsquo;objectifs et des asym\u00e9tries d&rsquo;information qui entra\u00eenent des conflits d\u2019int\u00e9r\u00eat. Ceux-ci sont \u00e0 l\u2019origine de co\u00fbts d&rsquo;agence<\/span><\/span><span style=\"font-family: Arial,sans-serif;\"><span style=\"font-size: small;\"> qui correspondent aux pertes de richesse que les propri\u00e9taires doivent supporter et qui n\u2019existeraient pas en leur absence.<\/span><\/span><span style=\"font-family: Arial,sans-serif;\"><span style=\"font-size: small;\">La gouvernance constitue alors une r\u00e9ponse \u00e0 ces conflits \u00e0 travers un<\/span><\/span><span style=\"font-size: small;\"><span style=\"font-family: Arial,sans-serif;\"><span style=\"font-size: small;\"> principe explicatif reposant sur l&rsquo;efficience organisationnelle mesur\u00e9e par une cr\u00e9ation de valeur. Dans ce cadre, la<\/span><\/span><\/span><span style=\"font-size: medium;\"><span style=\"font-family: Arial,sans-serif;\"><span style=\"font-size: small;\"> comptabilit\u00e9 est charg\u00e9e de fournir une mesure de la valeur cr\u00e9\u00e9e. L\u2019\u00e9volution dans le temps des th\u00e9ories comptables est alors all\u00e9e de pair avec celle des syst\u00e8mes de gouvernance. <\/span><\/span><\/span><span style=\"font-size: small;\"><span style=\"font-family: Arial,sans-serif;\"><span style=\"font-size: small;\">En posant comme hypoth\u00e8se que <\/span><\/span><\/span><span style=\"font-size: medium;\"><span style=\"font-family: Arial,sans-serif;\"><span style=\"font-size: small;\">le mode de r\u00e9partition de la valeur cr\u00e9\u00e9e influence le niveau de celle-ci, nous pouvons identifier deux mani\u00e8res de justifier cette cr\u00e9ation\u00a0: soit la valeur cr\u00e9\u00e9e revient uniquement aux actionnaires et l\u2019on est alors dans une vision actionnariale \u00e0 laquelle r\u00e9pond la th\u00e9orie comptable du propri\u00e9taire, soit elle est partag\u00e9e entre toutes les parties prenantes et l\u2019on est dans une vision partenariale \u00e0 laquelle r\u00e9pond la th\u00e9orie comptable de l\u2019entit\u00e9. Mais comme l\u2019entreprise n\u2019a pas de patrimoine, elle ne peut pas avoir de comptabilit\u00e9 r\u00e9elle, l\u2019entit\u00e9 est ici sa repr\u00e9sentation comptable virtuelle.<\/span><\/span><\/span><\/p>\n<p><span style=\"font-family: Arial,sans-serif;\"><span style=\"font-size: small;\">Ces visions actionnariale et partenariale et leurs gouvernances respectivement associ\u00e9es <\/span><\/span><span style=\"font-family: Arial,sans-serif;\"><span style=\"font-size: small;\">sont largement d\u00e9pendantes du contexte culturel dans lequel elles se d\u00e9veloppent et font l\u2019impasse sur la logique d\u2019\u00e9mergence du profit et de la rente. Nous<\/span><\/span><span style=\"font-size: medium;\"><span style=\"font-family: Arial,sans-serif;\"><span style=\"font-size: small;\"> proposons dans cette communication de d\u00e9passer ces conceptions en supposant que le fonctionnement des soci\u00e9t\u00e9s humaines, comme de n\u2019importe quelle soci\u00e9t\u00e9 animale, est influenc\u00e9 par un ordre naturel que la culture modifie plus ou moins selon les \u00e9poques et les territoires. Cette supposition exige de construire une situation imaginaire<\/span><\/span><\/span><span style=\"font-family: Arial,sans-serif;\"><span style=\"font-size: small;\"> fond\u00e9e sur l\u2019\u00e9change permettant de caract\u00e9riser ce qu\u2019est la comptabilit\u00e9 et vers laquelle la gouvernance devrait tendre. A cette fin, nous reprenons la d\u00e9finition de l\u2019utopie propos\u00e9e par l\u2019humaniste anglais Thomas More (1478-1535) qui forgea ce mot en 1516 pour d\u00e9signer un \u00ab\u00a0lieu qui n\u2019est pas ici\u00a0\u00bb<\/span><\/span><sup><span style=\"font-family: Arial,sans-serif;\"><span style=\"font-size: small;\"><a href=\"#sdfootnote1sym\" name=\"sdfootnote1anc\"><sup>1<\/sup><\/a><\/span><\/span><\/sup><span style=\"font-family: Arial,sans-serif;\"><span style=\"font-size: small;\"> permettant ainsi de penser qu\u2019elle reste r\u00e9alisable ou qu\u2019il est possible de tendre vers elle<\/span><\/span><sup><span style=\"font-family: Arial,sans-serif;\"><span style=\"font-size: small;\"><a href=\"#sdfootnote2sym\" name=\"sdfootnote2anc\"><sup>2<\/sup><\/a><\/span><\/span><\/sup><span style=\"font-family: Arial,sans-serif;\"><span style=\"font-size: small;\">. Cette utopie est une fiction consistant \u00e0 d\u00e9crire une soci\u00e9t\u00e9 id\u00e9ale vers laquelle pourrait tendre la r\u00e9alit\u00e9 sans pour autant avoir l\u2019obligation de l\u2019atteindre. Ce recours \u00e0 la fiction est un proc\u00e9d\u00e9 permettant de prendre ses distances par rapport \u00e0 l\u2019histoire et au pr\u00e9sent pour mieux les relativiser tout en d\u00e9crivant, d&rsquo;une mani\u00e8re aussi concr\u00e8te que possible, ce qui pourrait \u00eatre.<\/span><\/span><\/p>\n<p><span style=\"color: #000000;\"><span style=\"font-family: Arial,sans-serif;\"><span style=\"font-size: small;\"><span style=\"font-size: medium;\"><span style=\"font-size: small;\">Pour cela, apr\u00e8s avoir pr\u00e9sent\u00e9, paragraphe 2, les gouvernances associ\u00e9es aux mod\u00e8les comptables du propri\u00e9taire et \u00e0 celui de l\u2019entit\u00e9, nous utiliserons le march\u00e9 pour proposer, paragraphe 3, une gouvernance utopique associ\u00e9e au mod\u00e8le comptable de l\u2019\u00e9change marchand.<\/span><\/span><\/span><\/span><\/span><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<ol start=\"2\">\n<li>\n<h1 lang=\"\"><span style=\"font-family: Arial,sans-serif;\"><span style=\"font-size: medium;\"><b>Th\u00e9orie du propi\u00e9taire, th\u00e9orie de l\u2019entit\u00e9 et gouvernances associ\u00e9es<\/b><\/span><\/span><\/h1>\n<\/li>\n<\/ol>\n<p align=\"JUSTIFY\"><span style=\"font-size: medium;\"><span style=\"font-family: Arial,sans-serif;\"><span style=\"font-size: small;\">Lorsque la comptabilit\u00e9 en partie double s\u2019est impos\u00e9e en France dans le milieu industriel, \u00e0 partir de la premi\u00e8re moiti\u00e9 du 19<\/span><\/span><sup><span style=\"font-family: Arial,sans-serif;\"><span style=\"font-size: small;\">\u00e8me<\/span><\/span><\/sup><span style=\"font-family: Arial,sans-serif;\"><span style=\"font-size: small;\"> si\u00e8cle, les dirigeants, pour autofinancer leurs investissements, ont commenc\u00e9 \u00e0 passer de mani\u00e8re syst\u00e9matique des \u00e9critures comptables d\u2019amortissement. <\/span><\/span><span style=\"font-family: Arial,sans-serif;\"><span style=\"font-size: small;\">Utilisant pour cela une <\/span><\/span><span style=\"font-family: Arial,sans-serif;\"><span style=\"font-size: small;\">grande partie de leurs marges b\u00e9n\u00e9ficiaires, ils ont souvent <\/span><\/span><span style=\"font-family: Arial,sans-serif;\"><span style=\"font-size: small;\">limit\u00e9 les dividendes distribu\u00e9s et tent\u00e9 d&rsquo;en r\u00e9gulariser le cours. <\/span><\/span><span style=\"font-family: Arial,sans-serif;\"><span style=\"font-size: small;\">Or, si l\u2019autofinancement peut \u00eatre consid\u00e9r\u00e9 comme une conception logique et naturelle dans les entreprises familiales, il en va diff\u00e9remment dans les soci\u00e9t\u00e9s de capitaux, notamment vis-\u00e0-vis des petits porteurs, cette pratique allant jusqu\u2019\u00e0 d\u00e9clencher d\u2019\u00e2pres conflits d\u2019int\u00e9r\u00eats <\/span><\/span><span style=\"font-family: Arial,sans-serif;\"><span style=\"font-size: small;\">entre les <\/span><\/span><span style=\"font-family: Arial,sans-serif;\"><span style=\"font-size: small;\">administrateurs de ces soci\u00e9t\u00e9s ou les dirigeants qui les repr\u00e9sentaient et les ayants droits aux b\u00e9n\u00e9fices. Malgr\u00e9 quelques tentatives, on ne r\u00e9ussira gu\u00e8re \u00e0 discipliner les pratiques<\/span><\/span><sup><span style=\"font-family: Arial,sans-serif;\"><span style=\"font-size: small;\"><a href=\"#sdfootnote3sym\" name=\"sdfootnote3anc\"><sup>3<\/sup><\/a><\/span><\/span><\/sup><span style=\"font-family: Arial,sans-serif;\"><span style=\"font-size: small;\"> avant que n\u2019intervienne<\/span><\/span><span style=\"font-size: small;\"><span style=\"font-family: Arial,sans-serif;\"> le 15 juillet 1914, apr\u00e8s sept ann\u00e9es de d\u00e9bats parlementaires et l\u2019imminence de la guerre, une loi qui vint bouleverser les donn\u00e9es du probl\u00e8me en instaurant <\/span><\/span><span style=\"font-family: Arial,sans-serif;\"><span style=\"font-size: small;\">l\u2019imposition des revenus<\/span><\/span><sup><span style=\"font-family: Arial,sans-serif;\"><span style=\"font-size: small;\"><a href=\"#sdfootnote4sym\" name=\"sdfootnote4anc\"><sup>4<\/sup><\/a><\/span><\/span><\/sup><span style=\"font-family: Arial,sans-serif;\"><span style=\"font-size: small;\"> et l\u2019obligation de constater des amortissements en comptabilit\u00e9 pour d\u00e9terminer l\u2019assiette imposable.<\/span><\/span><\/span><\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\"><span style=\"font-size: medium;\"><span style=\"font-family: Arial,sans-serif;\"><span style=\"font-size: small;\">Ces conflits ne faisaient qu\u2019exprimer des probl\u00e8mes de gouvernance li\u00e9s aux insuffisances de l\u2019information financi\u00e8re ne pr\u00e9sentant que le r\u00e9sultat comptable, parfois manipul\u00e9 par les dirigeants, comme seule mesure de la performance. Si le co\u00fbt des dettes \u00e9tait consid\u00e9r\u00e9 comme une charge, ce n\u2019\u00e9tait pas le cas des capitaux propres. Ce n\u2019\u00e9tait pas l\u2019entreprise en tant que telle qui \u00e9tait per\u00e7ue mais la soci\u00e9t\u00e9 qui en \u00e9tait le support juridique et dont le fonctionnement s\u2019appuyait sur le <\/span><\/span><span style=\"font-family: Arial,sans-serif;\"><span style=\"font-size: small;\">mod\u00e8le comptable <\/span><\/span><span style=\"font-family: Arial,sans-serif;\"><span style=\"font-size: small;\">du propri\u00e9taire, proche de la th\u00e9orie math\u00e9matique <\/span><\/span><span style=\"font-family: Arial,sans-serif;\"><span style=\"font-size: small;\">de L\u00e9autey et Guilbault (1889). Selon ce mod\u00e8le, c\u2019est la soci\u00e9t\u00e9 d\u00e9finie par le droit qui existe et non l\u2019entreprise qui, de ce fait, <\/span><\/span><span style=\"font-size: medium;\"><span style=\"font-family: Arial,sans-serif;\"><span style=\"font-size: small;\">n\u2019a pas d\u2019autonomie propre et repr\u00e9sente exclusivement ses propri\u00e9taires qui sont juridiquement les seuls pouvant percevoir les rentes d\u00e9gag\u00e9es. <\/span><\/span><\/span><span style=\"font-family: Arial,sans-serif;\"><span style=\"font-size: small;\">Ainsi,<\/span><\/span><span style=\"font-size: medium;\"><span style=\"font-family: Arial,sans-serif;\"><span style=\"font-size: small;\"> la mesure comptable fut tr\u00e8s t\u00f4t utilis\u00e9e pour d\u00e9terminer mon\u00e9tairement le r\u00e9sultat par diff\u00e9rence entre des produits et des charges.<\/span><\/span><\/span><\/span><\/p>\n<p><span style=\"font-family: Arial,sans-serif;\"><span style=\"font-size: small;\">La d\u00e9finition de l\u2019entreprise du point de vue de l&rsquo;actionnaire comme un ensemble d\u2019investissements de capacit\u00e9s de production qui d\u00e9gagent ou non une rentabilit\u00e9 sup\u00e9rieure au \u00ab\u00a0co\u00fbt d&rsquo;opportunit\u00e9\u00a0\u00bb du capital ne fait pas l&rsquo;unanimit\u00e9. Il suffit d&rsquo;\u00e9couter le langage \u00ab\u00a0politiquement correct\u00a0\u00bb ambiant pour se rendre compte que la croissance en termes de chiffre d&rsquo;affaires, de b\u00e9n\u00e9fice et de retour sur action constitue le principal rep\u00e8re auquel se r\u00e9f\u00e8rent de nombreuses directions g\u00e9n\u00e9rales pour s\u00e9duire leur actionnariat. <\/span><\/span><span style=\"font-family: Arial,sans-serif;\"><span style=\"font-size: small;\">Cependant, devant son incapacit\u00e9 \u00e0 r\u00e9pondre aux d\u00e9fis pos\u00e9s en termes de responsabilit\u00e9 sociale de l\u2019entreprise (RSE) par l\u2019\u00e9mergence de nouveaux acteurs, individuels ou organisationnels, rassembl\u00e9s sous l\u2019appellation \u00ab\u00a0parties prenantes\u00a0\u00bb, la vision de la gouvernance actionnariale est remise en cause. Dans la pratique des entreprises, les discours sur la gouvernance se multiplient en faisant l\u2019objet d\u2019adaptations r\u00e9guli\u00e8res et constantes. <\/span><\/span><span style=\"font-family: Arial,sans-serif;\"><span style=\"font-size: small;\">Pour rendre compte de cette situation, le cadre d\u2019analyse traditionnel de la gouvernance actionnariale a connu un premier \u00e9largissement \u00e0 la suite des travaux de Milgrom et Roberts (1992) qui contestent <\/span><\/span><span style=\"font-family: Arial,sans-serif;\"><span style=\"font-size: small;\">l<\/span><\/span><span style=\"font-family: Arial,sans-serif;\"><span style=\"font-size: small;\">\u2019identit\u00e9 suppos\u00e9e entre cr\u00e9ation de valeur et valeur pour les actionnaires car les d\u00e9cisions de la firme entra\u00eenent des cons\u00e9quences pour l\u2019ensemble des parties prenantes. Cette conception d\u2019une gouvernance partenariale <\/span><\/span><span style=\"font-family: Arial,sans-serif;\"><span style=\"font-size: small;\">qui <\/span><\/span><span style=\"font-family: Arial,sans-serif;\"><span style=\"font-size: small;\">consiste \u00e0 aligner la capacit\u00e9 \u00e0 saisir les opportunit\u00e9s de croissance en mobilisant toutes les ressources dont dispose l\u2019entreprise et l\u2019appropriation des gains qui en sont issus n\u2019est cependant pas nouvelle.<\/span><\/span><\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\"><span style=\"font-size: medium;\"><span style=\"font-family: Arial,sans-serif;\"><span style=\"font-size: small;\">D\u00e8s l<\/span><\/span><span style=\"font-size: medium;\"><span style=\"font-family: Arial,sans-serif;\"><span style=\"font-size: small;\">a fin du 19<\/span><\/span><\/span><span style=\"font-size: medium;\"><sup><span style=\"font-family: Arial,sans-serif;\"><span style=\"font-size: small;\">\u00e8me<\/span><\/span><\/sup><\/span><span style=\"font-size: medium;\"><span style=\"font-family: Arial,sans-serif;\"><span style=\"font-size: small;\"> si\u00e8cle et le d\u00e9but du 20<\/span><\/span><\/span><span style=\"font-size: medium;\"><sup><span style=\"font-family: Arial,sans-serif;\"><span style=\"font-size: small;\">\u00e8me<\/span><\/span><\/sup><\/span><span style=\"font-size: medium;\"><span style=\"font-family: Arial,sans-serif;\"><span style=\"font-size: small;\">, de nouvelles r\u00e8gles et de nouvelles pratiques dans de multiples domaines ont marqu\u00e9 un tournant d\u00e9cisif dans la conception de la gouvernance de l\u2019entreprise\u00a0: notion de contrat de travail, loi sur les licenciements collectifs, <\/span><\/span><\/span><span style=\"font-family: Arial,sans-serif;\"><span style=\"font-size: small;\">lois relatives \u00e0 la pr\u00e9vention et \u00e0 la r\u00e9paration des accidents du travail, etc. Ces dynamiques de changement <\/span><\/span><span style=\"font-size: medium;\"><span style=\"font-family: Arial,sans-serif;\"><span style=\"font-size: small;\">ont eu des cons\u00e9quences tr\u00e8s importantes sur le mod\u00e8le comptable du propri\u00e9taire en vigueur \u00e0 l\u2019\u00e9poque, en raison de l\u2019introduction de nouvelles parties prenantes qui vont amener un d\u00e9placement de l\u2019objet de la comptabilit\u00e9\u00a0: celle-ci ne doit plus r\u00e9pondre \u00e0 un objectif de recouvrement de l\u2019ensemble des dettes mais doit permettre de mesurer la capacit\u00e9 de l\u2019entreprise \u00e0 s\u2019inscrire dans un processus de croissance sur une longue p\u00e9riode. Cette \u00e9volution a fait tendre le mod\u00e8le comptable du propri\u00e9taire vers celui de l\u2019entit\u00e9 con\u00e7ue comme l\u2019image comptable de l\u2019entreprise et qui<\/span><\/span><\/span><span style=\"font-family: Arial,sans-serif;\"><span style=\"font-size: small;\"> est directement issue de la th\u00e9orie \u00ab\u00a0unicontiste\u00a0\u00bb de Courcelle-Seneuil (1872) et de Folsom (1873), lesquels envisagent les comptes sous l\u2019angle de la s\u00e9paration de l\u2019entreprise et <\/span><\/span><span style=\"font-family: Arial,sans-serif;\"><span style=\"font-size: small;\">de <\/span><\/span><span style=\"font-family: Arial,sans-serif;\"><span style=\"font-size: small;\">ses propri\u00e9taires <\/span><\/span><span style=\"font-size: medium;\"><span style=\"font-family: Arial,sans-serif;\"><span style=\"font-size: small;\">qui deviennent<\/span><\/span><\/span><span style=\"font-family: Arial,sans-serif;\"><span style=\"font-size: small;\"> ainsi de simples cr\u00e9anciers au m\u00eame titre que les autres pr\u00eateurs. <\/span><\/span><span style=\"font-family: Arial,sans-serif;\"><span style=\"font-size: small;\">La notion d\u2019entreprise va percer l\u2019\u00e9cran du droit des soci\u00e9t\u00e9s et devenir la r\u00e9f\u00e9rence incontournable concernant aussi bien les petites affaires que les grandes multinationales mais sans jamais lui reconna\u00eetre de qualification juridique particuli\u00e8re, ce qui va alimenter la confusion avec la soci\u00e9t\u00e9 d\u00e9finie par le droit. La comptabilit\u00e9 va subir le contrecoup de cette confusion en empilant <\/span><\/span><span style=\"font-size: medium;\"><span style=\"font-family: Arial,sans-serif;\"><span style=\"font-size: small;\">au cours du temps des r\u00e8gles qui produisent de nombreuses anomalies pour donner naissance \u00e0 des aberrations qui faussent la perception que l\u2019on peut avoir de l\u2019entreprise. <\/span><\/span><\/span><span style=\"font-family: Arial,sans-serif;\"><span style=\"font-size: small;\">A cette confusion comptable correspond une perception floue de la gouvernance de l\u2019entreprise, le probl\u00e8me qui se pose \u00e9tant de disposer d\u2019outils capables de mesurer la valeur cr\u00e9\u00e9e pour les parties prenantes. La notion de valeur cr\u00e9\u00e9e doit \u00eatre \u00e0 m\u00eame, selon le principe d\u2019efficience organisationnelle, de prendre en compte l\u2019int\u00e9gralit\u00e9 de ces derni\u00e8res, ce qui pose aussi le probl\u00e8me de la r\u00e9partition de la rente qui est d\u00e9gag\u00e9e<\/span><\/span><span style=\"color: #0000ff;\"><span style=\"font-family: Arial,sans-serif;\"><span style=\"font-size: small;\">. <\/span><\/span><\/span><span style=\"font-family: Arial,sans-serif;\"><span style=\"font-size: small;\">Celle-ci doit pouvoir \u00eatre mise en relation avec les contributions respectives de chaque partie prenante \u00e0 travers, notamment, leurs comp\u00e9tences-cl\u00e9s, ce qui suppose que l\u2019on accorde un r\u00f4le central \u00e0 l\u2019investissement et non plus au financement comme dans l\u2019approche actionnariale. <\/span><\/span><span style=\"font-family: Arial,sans-serif;\"><span style=\"font-size: small;\">Pour r\u00e9soudre le probl\u00e8me de la mesure de la valeur cr\u00e9\u00e9e et de sa r\u00e9partition entre les parties prenantes, plusieurs m\u00e9thodes existent dont celle des comptes de surplus de productivit\u00e9 globale mais aucune ne donne une pleine satisfaction.<\/span><\/span><\/span><\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\"><span style=\"font-family: Verdana,sans-serif;\"><span style=\"font-size: small;\"><span style=\"font-size: medium;\"><span style=\"font-family: Arial,sans-serif;\"><span style=\"font-size: small;\">Au regard des pratiques comptables, il est difficile aujourd\u2019hui de d\u00e9signer parmi les deux th\u00e9ories, celle du propri\u00e9taire et celle de l\u2019entit\u00e9, laquelle a domin\u00e9 la conception du mod\u00e8le comptable utilis\u00e9 actuellement sans qu\u2019<\/span><\/span><\/span><span style=\"font-family: Arial,sans-serif;\"><span style=\"font-size: small;\">aucune des deux <\/span><\/span><span style=\"font-size: medium;\"><span style=\"font-family: Arial,sans-serif;\"><span style=\"font-size: small;\">ne cherche pourtant \u00e0 expliquer la formation du profit et de la rente selon la logique comptable de la partie double. <\/span><\/span><\/span><span style=\"font-family: Arial,sans-serif;\"><span style=\"font-size: small;\">Pour cette raison, nous proposons une autre voie fond\u00e9e sur une utopie de l\u2019\u00e9change \u00e9conomique pour concevoir la comptabilit\u00e9 et la gouvernance qui lui est associ\u00e9e comme situations id\u00e9ales par rapport auxquelles nous pourrons comparer la r\u00e9alit\u00e9 afin de chercher \u00e0 comprendre les probl\u00e8mes qui se posent.<\/span><\/span><\/span><\/span><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<ol start=\"3\">\n<li>\n<h1 lang=\"\"><span style=\"font-family: Arial,sans-serif;\"><span style=\"font-size: medium;\"><b>Construction d\u2019une utopie comptable<\/b><\/span><\/span><\/h1>\n<\/li>\n<\/ol>\n<p><span style=\"font-family: Arial,sans-serif;\"><span style=\"font-size: small;\">L\u2019utopie que nous proposons s\u2019appuie sur l\u2019id\u00e9e qu\u2019il existe un ordre naturel qui pr\u00e9vaut dans tous les ph\u00e9nom\u00e8nes que nous observons, la comptabilit\u00e9 \u00e9tant l\u2019un d\u2019eux. Nous concevons les r\u00e8gles que nous cherchons \u00e0 identifier comme des rapports n\u00e9cessaires qui d\u00e9rivent de la nature des choses, c\u2019est-\u00e0-dire qu\u2019elles sont transcendantes \u00e0 l\u2019homme individuel et existant avant lui. Cette hypoth\u00e8se d&rsquo;un ordre pr\u00e9existant \u00e0 l&rsquo;\u00e9tablissement de toute soci\u00e9t\u00e9 revient \u00e0 consid\u00e9rer, selon la tradition platonicienne (Platon, 1993), que les id\u00e9es existent ind\u00e9pendamment de nous et que notre r\u00f4le est de les identifier. La connaissance que nous cherchons \u00e0 produire se veut alors \u00eatre l\u2019image objective d\u2019une r\u00e9alit\u00e9 qui nous est ext\u00e9rieure et non d\u2019une interpr\u00e9tation ou d\u2019une construction que nous pourrions en faire. C\u2019est cette ind\u00e9pendance de l\u2019objet observ\u00e9 par rapport \u00e0 notre attitude observante qui nous permet de nous pr\u00e9valoir de ce principe d\u2019objectivit\u00e9 selon lequel notre observation du ph\u00e9nom\u00e8ne ne modifie pas sa nature. Nous nous inscrivons ainsi dans la tradition instaur\u00e9e par Montesquieu (1995) sur la transcendance des lois sociales qui suppose, comme le disait Platon, que celles-ci existent avant l&rsquo;homme et ind\u00e9pendamment de lui. Notre r\u00f4le de chercheur est de d\u00e9couvrir les r\u00e8gles universelles et <\/span><\/span><span style=\"font-family: Arial,sans-serif;\"><span style=\"font-size: small;\"><i>a-historiques<\/i><\/span><\/span><span style=\"font-family: Arial,sans-serif;\"><span style=\"font-size: small;\"> qui devraient r\u00e9gir l\u2019activit\u00e9 comptable sans pour autant qu\u2019elles soient fig\u00e9es dans leur contenu. Or, traditionnellement, le fait comptable est envisag\u00e9 \u00e0 partir de la constatation de l\u2019existence d\u2019un prix mesurant mon\u00e9tairement un \u00e9change sans chercher \u00e0 analyser la nature du nombre comptable qu\u2019il porte. Il n\u2019est alors pas besoin de s&rsquo;interroger sur l\u2019objet du nombre comptable puisqu\u2019il suffit de constater que l\u2019\u00e9change sur le march\u00e9 se r\u00e9alise \u00e0 un certain prix qui sera enregistr\u00e9 dans un compte. Dans une optique positive comtienne, cette d\u00e9marche para\u00eet la seule qui soit scientifiquement tol\u00e9rable\u00a0: il faut partir des nombres comptables tels que nous les observons. Il s\u2019agit ensuite d\u2019expliquer comment ils se forment mais non de se poser des questions sur leurs origines car celles-ci reviendraient \u00e0 se demander pourquoi les prix existent, ce qui n\u2019aurait pas grand sens. Cependant, le probl\u00e8me \u00e0 r\u00e9soudre ne se pose pas exactement dans ces termes. Il consiste \u00e0 d\u00e9terminer le champ d&rsquo;investigation de l\u2019utopie comptable. Pour cela, la comptabilit\u00e9 doit d\u00e9finir avec pr\u00e9cision son objet\u00a0: s&rsquo;il suffit de constater qu&rsquo;un nombre peut \u00eatre enregistr\u00e9 dans un tableau que l\u2019on appellera, si l\u2019on veut, \u00ab\u00a0compte\u00a0\u00bb, o\u00f9 s&rsquo;arr\u00eate l&#8217;emprise de la comptabilit\u00e9\u00a0? La difficult\u00e9 se trouve accrue parce que la comptabilit\u00e9, de par sa conception mon\u00e9taire, semble associ\u00e9e non pas \u00e0 une, mais \u00e0 plusieurs choses \u00e0 la fois\u00a0: contr\u00f4le juridique, contr\u00f4le du personnel, gestion \u00e9conomique, gestion financi\u00e8re. Par exemple, lorsque Littleton (1935) \u00e9voque l\u2019opposition entre la valeur de march\u00e9 et le co\u00fbt historique, il confond la valeur avec le prix sur le march\u00e9, le co\u00fbt historique \u00e9tant lui-m\u00eame \u00e9valu\u00e9 mon\u00e9tairement. Nous pensons que le glissement s\u00e9mantique de la valeur au prix nuit \u00e0 la compr\u00e9hension des ph\u00e9nom\u00e8nes que nous voulons expliquer. C\u2019est pourquoi nous avons introduit, dans notre utopie, et non dans le domaine de la r\u00e9alit\u00e9, le concept de \u00ab\u00a0valeur comp\u00e9tence\u00a0\u00bb qui ne doit pas \u00eatre consid\u00e9r\u00e9 comme un prix. Le prix est une r\u00e9alit\u00e9 qui r\u00e9sulte d\u2019un \u00e9quilibre entre le montant minimum inf\u00e9rieur qu\u2019accepterait l\u2019offreur pour vendre et celui maximum sup\u00e9rieur d\u2019acquisition pour l\u2019acheteur. La valeur est un concept appartenant au domaine de l\u2019utopie et servant \u00e0 expliquer la formation et la structure des prix sur le march\u00e9. Reprenant \u00e0 notre compte la d\u00e9finition en fonction du temps de travail qui en a \u00e9t\u00e9 donn\u00e9e par les fondateurs de l\u2019\u00e9conomie, nous l\u2019avons l\u00e9g\u00e8rement modifi\u00e9e en rempla\u00e7ant le travail par la \u00ab\u00a0comp\u00e9tence\u00a0\u00bb, celle-ci entretenant des relations tr\u00e8s \u00e9troites avec le temps de travail n\u00e9cessaire pour l\u2019acqu\u00e9rir. Nous dirons ainsi que, dans le champ utopique, un bien ou un service A est le \u00ab\u00a0produit d\u2019une comp\u00e9tence A\u00a0\u00bb dont la valeur VA est \u00e0 comparer avec celle VB du \u00ab\u00a0produit d\u2019une comp\u00e9tence B\u00a0\u00bb d\u2019un bien ou d\u2019un service B. Ces valeurs VA et VB prennent existence dans la r\u00e9alit\u00e9 \u00e0 travers les prix PA et PB qui les expriment sur le march\u00e9. Si celui-ci fonctionne dans de bonne conditions de concurrence<\/span><\/span><sup><span style=\"font-family: Arial,sans-serif;\"><span style=\"font-size: small;\"><a href=\"#sdfootnote5sym\" name=\"sdfootnote5anc\"><sup>5<\/sup><\/a><\/span><\/span><\/sup><span style=\"font-family: Arial,sans-serif;\"><span style=\"font-size: small;\">, l\u2019\u00e9chelle des prix, PB relativement \u00e0 PA, devrait \u00eatre le reflet de l\u2019\u00e9chelle des valeurs, VB par rapport \u00e0 VA. Dans ces conditions, le co\u00fbt qui est mesur\u00e9 par la somme des prix des \u00e9l\u00e9ments qui le composent pr\u00e9sente une nature sociale\u00a0: c\u2019est le niveau de comp\u00e9tence qu\u2019\u00e0 chaque \u00e9tat donn\u00e9 de la technique la soci\u00e9t\u00e9 doit en moyenne d\u00e9penser pour produire, stocker et distribuer tel bien ou tel service. Sous cette forme de construit social, le co\u00fbt ne peut pas faire l\u2019objet d\u2019une mesure directe tant que l\u2019on n\u2019a pas d\u00e9fini l\u2019unit\u00e9 de mesure de la comp\u00e9tence. C\u2019est pourquoi de nombreux chercheurs en comptabilit\u00e9 raisonnent sur la base du co\u00fbt historique mon\u00e9taire et non sur celle de son interpr\u00e9tation sociale, ce qui les am\u00e8ne \u00e0 le confondre avec la valeur, la cons\u00e9quence \u00e9tant qu\u2019il nous semble impossible d\u2019utiliser la valeur d\u00e9finie dans l\u2019utopie pour ordonner les ph\u00e9nom\u00e8nes r\u00e9els exprim\u00e9s \u00e0 travers les prix. Nous pensons que ce n\u2019est pas la mesure de la comp\u00e9tence qui importe prioritairement pour pouvoir utiliser ce concept car notre raisonnement se fonde sur la valeur relative des biens et des services les uns par rapport aux autres et non sur leur valeur absolue. Sous cet aspect, l\u2019\u00e9chelle des prix donn\u00e9e par un march\u00e9 fonctionnant dans de bonnes conditions de concurrence constitue une approximation acceptable et suffisante de l\u2019\u00e9chelle des valeurs. Cette relation est d\u2019autant plus exig\u00e9e qu\u2019il<\/span><\/span><span style=\"font-family: Arial,sans-serif;\"><span style=\"font-size: small;\"> ne saurait y avoir communaut\u00e9 d\u2019int\u00e9r\u00eats sans \u00e9change (Aristote, 2008), celui-ci \u00e9tant le mode choisi par l\u2019esp\u00e8ce humaine pour d\u00e9velopper les liens sociaux tout en r\u00e9gulant la violence qui na\u00eet du d\u00e9sir mim\u00e9tique de vouloir s\u2019approprier ce que poss\u00e8de l\u2019autre. La comptabilit\u00e9 doit donc pouvoir jouer tout son r\u00f4le disciplinaire de contr\u00f4le des pratiques pour esp\u00e9rer que les relations entre les gens soient apais\u00e9es. Ce principe de l\u2019\u00e9change permet alors de comprendre que, dans le monde utopique dans lequel nous raisonnons, le profit n\u2019est pas autre chose que la contre-partie de l\u2019\u00e9pargne investie qui s\u2019\u00e9change avec elle \u00e0 travers le temps. Ainsi, s\u2019il a fallu dix ans pour accumuler une \u00e9pargne qui sera investie dans un outil de production, l\u2019\u00e9change doit permettre au bout de dix ans d\u2019en r\u00e9cup\u00e9rer la valeur comp\u00e9tence mais aussi de toucher un profit d\u2019\u00e9gal montant contre lequel l\u2019\u00e9pargne aura \u00e9t\u00e9 \u00e9chang\u00e9e au cours de ces dix ann\u00e9es. La comptabilit\u00e9 traduit de mani\u00e8re parfaite le ph\u00e9nom\u00e8ne de l\u2019accumulation, le profit tel que nous venons de le pr\u00e9senter \u00e9tant l\u2019objet m\u00eame de l\u2019\u00e9change. Si un surplus appara\u00eet, celui-ci n\u2019aura pas la nature d\u2019un profit puisque qu\u2019il ne fait pas partie de la construction de l\u2019\u00e9change mais proviendra de circonstances exceptionnelles dues \u00e0 la position de l\u2019entreprise sur ses march\u00e9s. <\/span><\/span><span style=\"font-family: Arial,sans-serif;\"><span style=\"font-size: small;\">C&rsquo;est un des r\u00f4les fondamentaux du management que de mettre en \u0153uvre les conditions pour que cette valeur comp\u00e9tence se reproduise dans le temps, notamment par la cr\u00e9ation de nouvelles comp\u00e9tences collectives. Cela suppose, entre autres, que l&rsquo;\u00e9pargne investie soit r\u00e9mun\u00e9r\u00e9e au minimum au taux de profit moyen en vigueur dans la soci\u00e9t\u00e9 car ce n&rsquo;est qu&rsquo;\u00e0 cette condition qu&rsquo;elle pourra devenir un \u00ab\u00a0capital\u00a0\u00bb. Cette cr\u00e9ation suppl\u00e9mentaire de biens et leurs ventes associ\u00e9es se traduisent par des enregistrements de prix et\/ou de co\u00fbts dans la comptabilit\u00e9. Celle-ci, pour fournir une aide informationnelle au management, doit donc \u00eatre d\u00e9finie et organis\u00e9e afin de permettre de calculer le niveau de \u00ab\u00a0cr\u00e9ation de valeur\u00a0\u00bb correspondant. Or, l\u2019accent mis en comptabilit\u00e9 analytique sur les flux de charges et de produits fait passer au premier plan de l\u2019action manag\u00e9riale la notion de marge sur ventes qu\u2019il faut maximiser alors que l\u2019\u00e9l\u00e9ment crucial pour le management est la rentabilit\u00e9 du capital. Il en r\u00e9sulte un changement de perspective manag\u00e9riale obs\u00e9d\u00e9e par le chiffre d\u2019affaires qui est un flux dans l\u2019oubli du capital qui est un stock.<\/span><\/span><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<ol start=\"4\">\n<li>\n<h1 lang=\"\"><span style=\"font-family: Arial,sans-serif;\"><span style=\"font-size: medium;\"><b>conclusion<\/b><\/span><\/span><\/h1>\n<\/li>\n<\/ol>\n<p align=\"JUSTIFY\"><span style=\"font-family: Verdana,sans-serif;\"><span style=\"font-size: small;\"><span style=\"font-family: Arial,sans-serif;\"><span style=\"font-size: small;\">Apr\u00e8s avoir pr\u00e9sent\u00e9 notre introduction en premi\u00e8re partie, nous avons montr\u00e9 dans la deuxi\u00e8me partie de notre communication que les th\u00e9ories comptables du propri\u00e9taire et de l\u2019entit\u00e9 n\u2019expliquaient pas comment se formait le profit pendant l\u2019\u00e9change ce qui rendait impossible la distinction entre celui-ci et la rente et, de ce fait, la possibilit\u00e9 d\u2019une gouvernance qui soit autant favorable aux salari\u00e9s qu\u2019aux propri\u00e9taires. Pour d\u00e9passer ces deux visions, nous avons construit dans la troisi\u00e8me partie une utopie comptable de l\u2019\u00e9change vers laquelle la gouvernance r\u00e9elle devrait tendre pour que l\u2019\u00e9conomie de march\u00e9 redevienne ce qu\u2019elle a progressivement cess\u00e9 d\u2019\u00eatre depuis le d\u00e9but des ann\u00e9es 1970. Les quelques \u00e9l\u00e9ments utopiques que nous avons propos\u00e9s permettent de concevoir une gouvernance de l\u2019entreprise au service de la rentabilit\u00e9 du capital investi dans le respect d\u2019une recherche permanente de nouvelles comp\u00e9tences collectives associant les propri\u00e9taires de la soci\u00e9t\u00e9 et les salari\u00e9s de l\u2019entreprise. Cette conception peut devenir une r\u00e9alit\u00e9 si les r\u00e8gles de la finance sont d\u00e9termin\u00e9es par l\u2019acte d\u2019\u00e9change tendant \u00e0 se r\u00e9aliser valeur comp\u00e9tence pour valeur comp\u00e9tence et non par les principes issus des th\u00e9ories de l\u2019endettement, de l\u2019effet de levier et de la sp\u00e9culation. En concevant la<\/span><\/span><span style=\"font-size: medium;\"><span style=\"font-family: Arial,sans-serif;\"><span style=\"font-size: small;\"> cr\u00e9ation de valeur au moment de la r\u00e9alisation de l\u2019acte d\u2019\u00e9change du bien vendu sur le march\u00e9 client, l<\/span><\/span><\/span><span style=\"font-family: Arial,sans-serif;\"><span style=\"font-size: small;\">a question de l\u2019origine de la rente se ram\u00e8ne alors \u00e0 un arrangement efficient des comp\u00e9tences dont l\u2019entreprise dispose et qui lui donne un avantage concurrentiel sur ses march\u00e9s. Ainsi, chaque fois que l\u2019\u00e9change dans la r\u00e9alit\u00e9 ne tend pas \u00e0 se d\u00e9rouler comme le montre l\u2019utopie valeur comp\u00e9tence pour valeur comp\u00e9tence, c\u2019est que l\u2019un des deux co\u00e9changistes est l\u00e9s\u00e9 par l\u2019autre. Lorsqu\u2019il s\u2019agit d\u2019une entreprise qui arrive \u00e0 vendre en permanence son produit \u00e0 un prix de march\u00e9 sup\u00e9rieur \u00e0 sa valeur comp\u00e9tence d\u2019\u00e9change, c\u2019est que le march\u00e9 sur lequel elle intervient ne fonctionne pas dans de bonnes conditions de concurrence. La distinction que nous faisons entre le prix de march\u00e9 et la valeur comp\u00e9tence d\u2019\u00e9change nous oblige \u00e0 reconna\u00eetre l\u2019\u00e9mergence d\u2019un glissement s\u00e9mantique de la \u00ab\u00a0maximisation de la richesse\u00a0\u00bb pour les actionnaires vers la \u00ab\u00a0cr\u00e9ation de valeur actionnariale\u00a0\u00bb, expression reconnue maintenant comme \u00e9quivalente \u00e0 la premi\u00e8re. En transf\u00e9rant l\u2019origine de la \u00ab\u00a0cr\u00e9ation de valeur\u00a0\u00bb de l\u2019ext\u00e9rieur de l\u2019entreprise, au moment de l\u2019acte d\u2019\u00e9change sur les march\u00e9s clients, \u00e0 l\u2019int\u00e9rieur de celle-ci en agissant sur les flux de charges, la conception actionnariale du management en a modifi\u00e9 le sens au point que pour obtenir la stabilisation, voire l\u2019augmentation permanente des profits, les managers ne peuvent qu\u2019agir sur les r\u00e9mun\u00e9rations du personnel. La nature de l\u2019entreprise se trouve modifi\u00e9e lorsque les profits d\u00e9gag\u00e9s ne sont plus \u00e9troitement li\u00e9s au fonctionnement du march\u00e9 parce qu\u2019ils r\u00e9sultent d\u2019une volont\u00e9 d\u2019obtention d\u2019un taux de rentabilit\u00e9 par les actionnaires. En effet, puisque la rentabilit\u00e9 correspond \u00e0 un taux exig\u00e9 par les actionnaires, elle ne peut plus \u00eatre associ\u00e9e au risque qu\u2019ils prennent, risque qui peut aussi se traduire par des pertes et sans lequel il n\u2019y a plus d\u2019entreprise possible. En concevant le capital investi comme \u00e9tant engag\u00e9 dans un processus d\u2019\u00e9changes \u00e9chelonn\u00e9s dans le temps avec le profit futur, nous disposons d\u2019un crit\u00e8re objectif de distinction entre le profit et la rente et, donc, de partage de la richesse cr\u00e9\u00e9e. Le profit qui d\u00e9pend de l\u2019\u00e9tat de d\u00e9veloppement \u00e9conomique de la soci\u00e9t\u00e9 \u00e0 un moment donn\u00e9 revient aux actionnaires puisqu\u2019il fait partie int\u00e9grante \u00e0 l\u2019\u00e9change \u00ab\u00a0valeur comp\u00e9tence pour valeur comp\u00e9tence\u00a0\u00bb alors que la rente est un surplus qui n\u2019est pas explicable par l\u2019\u00e9change et qui provient de l\u2019efficacit\u00e9 des facteurs de production. Ce profit moyen ne correspond pas \u00e0 la notion de co\u00fbt du capital indispensable pour justifier le management actionnarial\u00a0: il est produit par le comportement de la soci\u00e9t\u00e9 dans son ensemble et ne doit rien \u00e0 la volont\u00e9 subjective des actionnaires d\u2019obtenir un certain niveau de r\u00e9mun\u00e9ration. La construction de la mesure comptable joue un r\u00f4le primordial pour fournir une information qui soit fiable mais aussi pour redonner au \u00ab\u00a0capital\u00a0\u00bb son sens \u00e9conomique d\u2019\u00e9pargne investie sous risque de profit ou de perte lui permettant de favoriser des pratiques de gouvernance dont l\u2019objectif n\u2019est pas de flexibiliser le travail mais de permettre \u00e0 celui-ci de se d\u00e9velopper dans un climat social minimisant les tensions entre les salari\u00e9s. Le r\u00f4le de la comptabilit\u00e9 est alors d\u2019enregistrer les op\u00e9rations marchandes et uniquement celles-ci car elles permettent de v\u00e9rifier la transmission de la valeur dans le temps. Notre utopie de l\u2019\u00e9change ne nous fait pourtant pas oublier que, dans la r\u00e9alit\u00e9, chaque participant, qu\u2019il soit personne physique ou morale, cherchera plus ou moins \u00e0 tourner \u00e0 son avantage la r\u00e8gle d\u2019\u00e9galit\u00e9 des valeurs comp\u00e9tences dans l\u2019\u00e9change. Cela peut avoir un effet b\u00e9n\u00e9fique quand se trouve ainsi favoris\u00e9e la mobilit\u00e9 des capitaux d\u2019un secteur d\u2019activit\u00e9 \u00e0 un autre mais, pour \u00e9viter qu\u2019un des participants puisse bloquer le d\u00e9veloppement du secteur en emp\u00eachant la concurrence de s\u2019exprimer le respect des normes d\u00e9finies pour faire tendre l\u2019\u00e9change valeur comp\u00e9tence pour valeur comp\u00e9tence doit permettre de mettre en \u00e9chec cette situation.<\/span><\/span><\/span><\/span><\/p>\n<p lang=\"en-US\" align=\"JUSTIFY\"><span style=\"color: #000000;\"><span style=\"font-family: Times New Roman,serif;\"><span style=\"font-size: xx-small;\"><span style=\"font-size: medium;\"><span style=\"font-family: Arial,sans-serif;\"><span style=\"font-size: small;\">Dire que la gouvernance r\u00e9elle devrait tendre vers la situation utopique que nous avons construite ne signifie pas qu\u2019elle doive \u00e0 un moment donn\u00e9 l\u2019atteindre. Si cela devait se produire, la rente dispara\u00eetrait et avec elle la mobilit\u00e9 des capitaux si n\u00e9cessaire au d\u00e9veloppement de la soci\u00e9t\u00e9. Il ne resterait plus que le profit qui, pr\u00e9sentant le m\u00eame taux dans tous les secteurs d\u2019activit\u00e9, ne donnerait pas \u00e0 un investisseur l\u2019envie de transf\u00e9rer son capital d\u2019un secteur \u00e0 un autre qu\u2019il aurait jug\u00e9 plus rentable.<\/span><\/span><\/span><\/span><\/span><\/span><\/p>\n<ol start=\"5\">\n<li>\n<h1 lang=\"\"><span style=\"font-family: Arial,sans-serif;\"><span style=\"font-size: medium;\"><b>references<\/b><\/span><\/span><\/h1>\n<\/li>\n<\/ol>\n<ol>\n<li value=\"1\"><span style=\"font-family: Arial,sans-serif;\"><span style=\"font-size: small;\">Charreaux G., Wirtz P., <\/span><\/span><span style=\"font-size: medium;\"><span style=\"font-family: Arial,sans-serif;\"><span style=\"font-size: small;\">\u201c<\/span><\/span><\/span><span style=\"font-family: Arial,sans-serif;\"><span style=\"font-size: small;\">Le Gouvernement des Entreprises<\/span><\/span><span style=\"font-family: Arial,sans-serif;\"><span style=\"font-size: small;\">\u201d<\/span><\/span><span style=\"font-family: Arial,sans-serif;\"><span style=\"font-size: small;\"> &#8211; Nouvelles perspectives, Editions Economica, Paris, p. 7, 2006<\/span><\/span><\/li>\n<li><span style=\"font-family: Arial,sans-serif;\"><span style=\"font-size: small;\">Jensen M.C. et Meckling W.H., <\/span><\/span><span style=\"font-size: medium;\"><span style=\"font-family: Arial,sans-serif;\"><span style=\"font-size: small;\">\u201c<\/span><\/span><\/span><span style=\"font-family: Arial,sans-serif;\"><span style=\"font-size: small;\">Theory of the Firm: Managerial, Behavior, Agency Costs, and Ownership Structure\u201d, Journal of Financial Economics, Vol 3, 1976<\/span><\/span><\/li>\n<li><span style=\"font-family: Arial,sans-serif;\"><span style=\"font-size: small;\">L\u00e9autey E. et Guilbault A., <\/span><\/span><span style=\"font-size: medium;\"><span style=\"font-family: Arial,sans-serif;\"><span style=\"font-size: small;\">\u201c<\/span><\/span><\/span><span style=\"font-family: Arial,sans-serif;\"><span style=\"font-size: small;\">La science des comptes mise \u00e0 la port\u00e9e de tous, trait\u00e9 de comptabilit\u00e9 domestique, commerciale, industrielle, financi\u00e8re et agricole<\/span><\/span><span style=\"font-family: Arial,sans-serif;\"><span style=\"font-size: small;\">\u201d<\/span><\/span><span style=\"font-family: Arial,sans-serif;\"><span style=\"font-size: small;\">, Paris, Librairie comptable et administrative et Guillaumin, 1889.<\/span><\/span><\/li>\n<li><span style=\"font-family: Arial,sans-serif;\"><span style=\"font-size: small;\">Milgrom P. et Roberts J., <\/span><\/span><span style=\"font-size: medium;\"><span style=\"font-family: Arial,sans-serif;\"><span style=\"font-size: small;\">\u201c<\/span><\/span><\/span><span style=\"font-family: Arial,sans-serif;\"><span style=\"font-size: small;\">Economics, Organization and Management<\/span><\/span><span style=\"font-family: Arial,sans-serif;\"><span style=\"font-size: small;\">\u201d<\/span><\/span><span style=\"font-family: Arial,sans-serif;\"><span style=\"font-size: small;\">, Prentice Hall, 1992.<\/span><\/span><\/li>\n<li><span style=\"font-family: Arial,sans-serif;\"><span style=\"font-size: small;\">Courcelle-Seneuil J. G., <\/span><\/span><span style=\"font-size: medium;\"><span style=\"font-family: Arial,sans-serif;\"><span style=\"font-size: small;\">\u201c<\/span><\/span><\/span><span style=\"font-family: Arial,sans-serif;\"><span style=\"font-size: small;\">Cours de comptabilit\u00e9<\/span><\/span><span style=\"font-family: Arial,sans-serif;\"><span style=\"font-size: small;\">\u201d<\/span><\/span><span style=\"font-family: Arial,sans-serif;\"><span style=\"font-size: small;\">, Librairie hachette et Cie, <\/span><\/span><span style=\"font-family: Arial,sans-serif;\"><span style=\"font-size: small;\">Paris<\/span><\/span><span style=\"font-family: Arial,sans-serif;\"><span style=\"font-size: small;\">, 1872<\/span><\/span><\/li>\n<li><span style=\"font-family: Arial,sans-serif;\"><span style=\"font-size: small;\">Folsom E. G., <\/span><\/span><span style=\"font-size: medium;\"><span style=\"font-family: Arial,sans-serif;\"><span style=\"font-size: small;\">\u201c<\/span><\/span><\/span><span style=\"font-family: Arial,sans-serif;\"><span style=\"font-size: small;\">The Logic of Account<\/span><\/span><span style=\"font-family: Arial,sans-serif;\"><span style=\"font-size: small;\">\u201d<\/span><\/span><span style=\"font-family: Arial,sans-serif;\"><span style=\"font-size: small;\">, A. S. Barnes, New-York, 1873<\/span><\/span><\/li>\n<li><span style=\"font-family: Arial,sans-serif;\"><span style=\"font-size: small;\">Lemarchand Y., <\/span><\/span><span style=\"font-size: medium;\"><span style=\"font-family: Arial,sans-serif;\"><span style=\"font-size: small;\">\u201c<\/span><\/span><\/span><span style=\"font-family: Arial,sans-serif;\"><span style=\"font-size: small;\">Du d\u00e9p\u00e9rissement \u00e0 l\u2019amortissement<\/span><\/span><span style=\"font-family: Arial,sans-serif;\"><span style=\"font-size: small;\">\u201d<\/span><\/span><span style=\"font-family: Arial,sans-serif;\"><span style=\"font-size: small;\">, Nantes, Ouest Editions, 1993<\/span><\/span><\/li>\n<li><span style=\"font-family: Arial,sans-serif;\"><span style=\"font-size: small;\">Platon, <\/span><\/span><span style=\"font-family: Arial,sans-serif;\"><span style=\"font-size: small;\"><i>Apologie de Socrate \u2013 Criton \u2013 Ph\u00e9don<\/i><\/span><\/span><span style=\"font-family: Arial,sans-serif;\"><span style=\"font-size: small;\"><i>,<\/i><\/span><\/span><span style=\"font-family: Arial,sans-serif;\"><span style=\"font-size: small;\"> traduit par L\u00e9on Robin et M.-J. Moreau, Gallimard, Folio, Essais, Livres IX, Paris, 1985<\/span><\/span><\/li>\n<li>\n<p align=\"JUSTIFY\"><span style=\"font-size: small;\"><span style=\"font-family: Arial,sans-serif;\">Littleton A. C., <\/span><span style=\"font-family: Arial,sans-serif;\"><i>Structure of Accounting Theory<\/i><\/span><span style=\"font-family: Arial,sans-serif;\">, Monograph n\u00b0 5, American Accounting Association, New-York, 1935<\/span><\/span><\/p>\n<\/li>\n<li>\n<p lang=\"en-GB\"><span style=\"font-size: small;\">Aristote, Ethique \u00e0 Nicomaque, Livre V\u00a0: La vertu de justice, <\/span><span style=\"font-size: small;\">Chapitre 8\u00a0: La justice et la r\u00e9ciprocit\u00e9\u00a0 R\u00f4le \u00e9conomique de la monnaie, <\/span><span style=\"font-size: small;\">traduit par <\/span><span style=\"font-size: small;\">Richard Bod\u00e9\u00fcs, <\/span><span style=\"font-size: small;\">Hachette Livre, Livre de Poche, Classique, Paris, 2008<\/span><\/p>\n<\/li>\n<\/ol>\n<div id=\"sdfootnote1\">\n<p align=\"JUSTIFY\"><a href=\"#sdfootnote1anc\" name=\"sdfootnote1sym\">1<\/a> <span style=\"font-family: Arial,sans-serif;\"><span style=\"font-size: small;\">Cette n\u00e9gation est ambigu\u00eb dans la mesure o\u00f9 elle semble signifier que ce lieu est imaginaire ou encore impossible alors que More le localise aux confins du nouveau monde et donc, de ce fait, qu\u2019il est atteignable\u00a0!<\/span><\/span><\/p>\n<\/div>\n<div id=\"sdfootnote2\">\n<p align=\"JUSTIFY\"><a href=\"#sdfootnote2anc\" name=\"sdfootnote2sym\">2<\/a><span style=\"font-family: Arial,sans-serif;\"><span style=\"font-size: small;\"> Le Larousse donne comme d\u00e9finition de l\u2019utopie une \u00ab\u00a0Construction imaginaire et rigoureuse d&rsquo;une soci\u00e9t\u00e9, qui constitue, par rapport \u00e0 celui qui la r\u00e9alise, un id\u00e9al ou un contre-id\u00e9al\u00a0\u00bb, mais c\u2019est aussi un \u00ab\u00a0Projet dont la r\u00e9alisation est impossible, une conception imaginaire\u00a0\u00bb.<\/span><\/span><\/p>\n<\/div>\n<div id=\"sdfootnote3\">\n<p align=\"JUSTIFY\"><a href=\"#sdfootnote3anc\" name=\"sdfootnote3sym\">3<\/a><span style=\"font-family: Arial,sans-serif;\"><span style=\"font-size: small;\">\u00a0\u00ab\u00a0L<\/span><\/span><span style=\"font-size: small;\"><span style=\"font-family: Arial,sans-serif;\"><span style=\"font-size: small;\">e 3 juillet 1914, dans le conflit opposant Lucien Bailly \u2014 un ing\u00e9nieur des Mines devenu le d\u00e9fenseur des actionnaires m\u00e9contents \u2014 aux <\/span><\/span><\/span><span style=\"font-size: small;\"><span style=\"font-family: Arial,sans-serif;\"><span style=\"font-size: small;\">Forges et fonderies de Montataire,<\/span><\/span><\/span><span style=\"font-size: small;\"><span style=\"font-family: Arial,sans-serif;\"><span style=\"font-size: small;\"> le Tribunal de commerce de la Seine prend la d\u00e9cision de<\/span><\/span><\/span><span style=\"font-size: small;\"><span style=\"font-family: Arial,sans-serif;\"><span style=\"font-size: small;\">confirmer la souverainet\u00e9 de fait des administrateurs de soci\u00e9t\u00e9s en mati\u00e8re de politique de dividendes\u00a0\u00bb (<\/span><\/span><\/span><span style=\"font-family: Arial,sans-serif;\"><span style=\"font-size: small;\">Yannick Lemarchand, 1993).<\/span><\/span><\/p>\n<\/div>\n<div id=\"sdfootnote4\">\n<p align=\"JUSTIFY\"><a href=\"#sdfootnote4anc\" name=\"sdfootnote4sym\">4<\/a><span style=\"font-family: Arial,sans-serif;\"><span style=\"font-size: small;\">\u00a0Elle fut compl\u00e9t\u00e9e par celle du 31 juillet 1917 qui pr\u00e9cisa les diff\u00e9rentes c\u00e9dules imposables, parmi lesquelles les b\u00e9n\u00e9fices industriels et commerciaux, puis, par le d\u00e9cret du 12 d\u00e9cembre 1948. Elle fut remplac\u00e9e par un \u00ab\u00a0imp\u00f4t sur le revenu des personnes physiques\u00a0\u00bb (IRPP) et un \u00ab\u00a0imp\u00f4t sur les b\u00e9n\u00e9fices des soci\u00e9t\u00e9s et autres personnes morales\u00a0\u00bb.<\/span><\/span><\/p>\n<\/div>\n<div id=\"sdfootnote5\">\n<p align=\"JUSTIFY\"><a href=\"#sdfootnote5anc\" name=\"sdfootnote5sym\">5<\/a>\u00a0<span style=\"font-family: Arial,sans-serif;\"><span style=\"font-size: small;\">Les conditions de la concurrence sont suppos\u00e9es \u00ab\u00a0bonnes\u00a0\u00bb lorsque le march\u00e9 ne comporte pas de barri\u00e8res \u00e0 l\u2019entr\u00e9e et lorsqu\u2019il n\u2019est pas domin\u00e9 par une entreprise ayant une strat\u00e9gie cherchant \u00e0 en \u00ab\u00a0gripper\u00a0\u00bb les m\u00e9canismes afin de se constituer une rente permanente (Vernimmen, 2010, p. 663, exprime l\u2019opinion contraire\u00a0!).<\/span><\/span><\/p>\n<\/div>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>RESUME\u00a0: dans cette communication, nous tentons d\u2019appr\u00e9cier la pertinence des deux visions de la gouvernance de l\u2019entreprise qui influencent la mani\u00e8re de concevoir la comptabilit\u00e9, la relation entre la comptabilit\u00e9 et la gouvernance \u00e9tant fond\u00e9e sur la recherche par celle-ci &hellip; <a href=\"https:\/\/michel.baupin.fr\/?p=122\">Continuer la lecture <span class=\"meta-nav\">&rarr;<\/span><\/a><\/p>\n","protected":false},"author":2,"featured_media":0,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[1],"tags":[56,40,41,55],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/michel.baupin.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/122"}],"collection":[{"href":"https:\/\/michel.baupin.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/michel.baupin.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/michel.baupin.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/michel.baupin.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=122"}],"version-history":[{"count":3,"href":"https:\/\/michel.baupin.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/122\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":129,"href":"https:\/\/michel.baupin.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/122\/revisions\/129"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/michel.baupin.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=122"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/michel.baupin.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=122"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/michel.baupin.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=122"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}